Anatomies du dessin II : Toucher les bords

2019 - 

dessin en état de coupe anatomie léa falguère

L’ « anatomie du dessin » serait à entendre à la fois comme une exploration des corps et comme une méthode opératoire pour interroger les élé-ments constitutifs du dessin – entre les figures qu’il nous adresse, sa matérialité de papier ravinée de traits, ou encore les traces qu’y impriment les doigts, ou le coude, les pieds parfois.
D’un dessin à l’autre, la métaphore corporelle per-siste comme une interrogation qui concerne avant tout le support plastique, en tant qu’il est tout à la fois la condition de possibilité de la figuration d’un « sujet » et sa capacité de résistance, la surface accidentée où il trouve sa limite. Il s’agit alors d’en-visager « figuralité » et « matérialité » comme des degrés variables du dessin plutôt que comme des pôles opposés. De s’interroger sur les zones de glissement et d’indéterminations entre ce qui fait signe et ce qui fait trace, en faisant varier la partition de mouvements par lesquels le papier se froisse et ceux par lesquels il semble disparaitre « sous » la représentation.

Dessin en état de coupe, 2019

Huile, fusain et sanguine sur papier

160 cm de hauteur

anatomie du dessin lea falguere corps

Sans titre, 2019
Huile, sanguine et fusain sur papier

180 cm de hauteur

Détail

anatomie du dessin lea falguere corps frenhofer

Sans titre, 2019
Huile, sanguine et fusain sur papier

180 cm de hauteur

Détails de deux dessins

anatomie du dessin lea falguere corps

Sans titre, 2019
Huile, sanguine et fusain sur papier

170 cm de hauteur

Sans titre, 2020
Huile, sanguine et fusain sur papier

50x70 cm

anatomie du dessin lea falguere corps

Sans titre, 2020
Huile, sanguine et fusain sur papier

180 cm de hauteur